La 18ème Assemblée Générale Ordinaire de la Fédération Guinéenne de Football s’est déroulée ce jeudi dans un contexte particulièrement tendu, marqué par une profonde crise institutionnelle. L’événement, placé sous surveillance renforcée, a été significativement impacté par l’absence remarquée du président Bouba Sampil, dont la révocation figurait explicitement à l’ordre du jour.
Dans son allocution d’ouverture, le Ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Bogola Haba, a clairement délimité le périmètre d’intervention de son département : « Notre mission n’est pas de gérer des conflits internes, mais d’assurer la pérennité de la pratique sportive, le bon déroulement des compétitions et l’accès des jeunes aux infrastructures. »
Cette déclaration s’inscrit dans la lignée des engagements pris lors de la réunion préparatoire du 17 avril, où l’ensemble des parties prenantes s’étaient accordées sur l’importance de garantir le déroulement serein de cette assemblée qualifiée de « souveraine » par le ministre.
Le ministre a salué les efforts déployés pour maintenir les calendriers sportifs actifs malgré les turbulences institutionnelles, soulignant avec satisfaction que « le ballon continue de rouler » – une référence explicite à la poursuite des championnats nationaux et à la participation du pays aux compétitions continentales et internationales.
L’autre volet majeur de l’intervention ministérielle concernait la gestion financière de la fédération. M. Haba a expressément demandé que toute la lumière soit faite sur l’utilisation des ressources allouées à la FGF, qu’elles proviennent du budget national ou des subventions des instances internationales comme la FIFA et la CAF.
« Nous ne voulons plus que les questions financières polluent l’atmosphère de notre environnement sportif, » a-t-il affirmé avec détermination, insistant sur la nécessité d’une présentation exhaustive des rapports du commissaire aux comptes et des organes de contrôle financier.










